Bibliographie 2007
Les soins intégrés réduisent les hospitalisations des BPCO pour exacerbations
mardi, 01 mai 2007 00:00
Eur Respir J 2006 ; 28 : 123-130
Les hospitalisations des BPCO pour exacerbations sont facteurs de coût pour la santé, de détérioration de la qualité de vie et d’aggravation du pronostic pour le patient. CASAS A et coll proposent une étude prospective, contrôlée, bicentrique (Barcelone, Louvain) de 155 BPCO hospitalisés plus de 48 heures pour une exacerbation (71 ± 9 ans , VEMS = 40% prédit) qui sont répartis en 2 groupes suivis pendant un an : soins habituels (SH) 90 patients, soins intégrés (SI) 65 patients. Les soins intégrés comprennent un programme d’éducation thérapeutique, une formation des médecins généralistes et leur agrément à participer à l’étude, un plan de traitement écrit remis au patient, un accès téléphonique à une infirmière spécialisée pour les patients et les professionnels de santé, des contrôles téléphoniques hebdomadaires pendant un mois puis à 3 et 9 mois.
RESULTATS
Les patients des deux groupes présentaient les mêmes caractéristiques à l’exception du nombre d’hospitalisations l’année précédente (SI = 1 ± 1.3 , SH = 0.6 ± 1.2 ; p=0.05) et de la vaccination antigrippale (SI = 56% , SH = 78% ; p=0.01). La fréquence des réhospitalisations pendant les 12 mois de suivi était significativement inférieure (p=0.03) dans le groupe SI (1.5 ± 2.6) par rapport au groupe SH (2.1 ± 3.1). Le rapport de risque de réhospitalisation de SI par rapport à SH était de 0.55 (p=0.01). Les patients sans réhospitalisation étaient plus fréquents dans le groupe SI (49%) par rapport au groupe SH (31%) p=0.03. La différence de fréquence des hospitalisations entre la période de suivi et l’année précédant l’inclusion était significativement inférieure dans le groupe SI (0.47 ± 2.4) par rapport au groupe SH (1.84 ± 3.95) p=0.03. Il n’a pas été observé de différence dans le recours aux professionnels de santé entre les deux groupes : visites médicales, appels téléphoniques. Enfin, il n’existait pas de différence de mortalité entre les deux groupes : SI 19%, SH 16%.
CONCLUSION
Un programme de soins intégré, d’éducation thérapeutique, réduit la fréquence des hospitalisations pour exacerbations des patients BPCO. Cette stratégie préventive impliquant un changement de vie des patients après leur éducation, mérite d’être diffusé plus largement.


