Bibliographie 2007
BPCO : effets d’un programme de soins intégrés sur les facteurs de risque de réhospitalisation
dimanche, 01 juillet 2007 00:00
Respiratory medicine 2007 ; 101 : 1462-1469
CASAS et Coll (Eur Respir J 2006 ; 28 / 123-130) Voir bibliographie de mai 2007, dans un travail bi centrique concernant 155 BPCO recrutés après une hospitalisation pour exacerbation concluaient : un programme de soins intégré réduit le risque de réhospitalisation des BPCO pour exacerbation. Dans ce nouveau travail, GARCIA-AYMERIC J et coll (auteurs du groupe de CASAS) ont recherché les facteurs modifiés par l’intervention qui pourraient expliquer la réduction des réhospitalisations. Ils recrutent 113 BPCO consécutifs hospitalisés pour une exacerbation qu’ils répartissent, en aveugle, en deux groupes : 44 soins intégrés (SI) 69 soins habituels (SH). Avant leur sortie, les patients du groupe SI bénéficient d’une session de 2 heures d’éducation sur l’autogestion de leur maladie, d’une information écrite et d’un accès téléphonique à une infirmière spécialisée. Suivis pendant 1 an, ils bénéficient à 6 mois et 12 mois, d’un renouvellement de l’exploration fonctionnelle respiratoire et des questionnaires de qualité de vie.
RESULTATS
57% des patients terminent l’étude, 21 dans le groupe SI et 41 dans le groupe SH. A un an, les paramètres de l’autogestion sont meilleurs dans le groupe SI par rapport au groupe SH : connaissance de lA maladie (81% vs 44%), identification d’une exacerbation (85% vs 22%), traitement précoce d’une exacerbation (90% vs 66%), adhésion au traitement (71% vs 37%). Il n’y a aucune différence entre les deux groupes pour la dyspnée, la fonction respiratoire, la qualité de vie et le traitement médical. Cependant, si la PaO2 s’améliore dans les deux groupes à 6 mois, elle se détériore dans le groupe SH et continue à s’améliorer dans le groupe SI à un an, la différence d’évolution dans le temps est significative (p<0.001). L’IMC est significativement amélioré dans le groupe SI (+1.34kj/m²), et reste stable dans le groupe SH.
CONCLUSION
Un programme d’éducation associé à une coordination entre les niveaux de prise en charge facilitant l’accessibilité à un conseil, favorise la prise en charge de sa maladie par le patient (autogestion). Ces résultats peuvent expliquer la réduction des hospitalisations observées dans la publication précédente de 2006.


