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Bibliographie 2007

Réentrainement en créneau comparé au réentrainement à puissance constante chez les BPCO

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Respiratory Medicine  2007 ; 101 : 1196-1204

 

Le réentrainement en endurance améliore la qualité de vie et les capacités d’exercices des BPCO. Il constitue le point essentiel de la réhabilitation respiratoire. Cependant, le mode de réentrainement, sa durée et son intensité restent discutés. Le réentrainement à haute intensité est plus efficace que celui à basse intensité mais il est difficilement réalisé à puissance constante chez les BPCO sévères et il induit une hyper inflation pulmonaire dynamique. Le réentrainement en «créneau» induit une hyper inflation moindre et permet de réaliser un réentrainement d’intensité plus élevée. La durée des intervalles et le niveau de l’effort peuvent être importants. Chez le sujet sain, les intervalles longs sont plus efficaces que les courts, mais la définition de ces paramètres demande à être précisée par d’autres études. ARNARDOTTIR RH et coll proposent, dans ce travail, de comparer les effets sur les réponses physiologiques, la qualité de vie, la dyspnée et la capacité fonctionnelle, d’un réentrainement à puissance constante ou en créneau avec des intervalles de 3 minutes. 100 patients BPCO ont été inclus et 60 ont terminé l’étude. Agés de 43 à 80 ans, ils ont un VEMS compris entre  14 et 59% des valeurs prédites. Les 40 patients qui n’ont pas terminé l’étude étaient plus sévères ou ont présenté une exacerbation. Le réentrainement à puissance constante (groupe 1) a été réalisé à une puissance ≥65% puissance maxima pendant 27 minutes. Le réentrainement en créneau (groupe 2) a été réalisé a des puissances alternées toute les 3 minutes ≥80% W max et 30 à 40 % W max.

 

RESULTATS

Le nombre de sessions pour atteindre ces objectifs a été de 5±5 pour le groupe 2 et 9±7 pour le groupe 1, différence non significative. Malgré une tendance à être plus élevée dans le groupe 1, la différence de travail total n’était pas significativement différente entre les deux groupes. Avec le temps, le travail total augmente (p<0.0001) dans les 2 groupes. La puissance maxima augmentait significativement (p<0.001) après 16 semaines de réentrainement de 11±12 W dans le groupe 1 et de 11±7 W dans le groupe 2. Mesurés au pic, les fréquences cardiaques et respiratoires, la SpO2 et le niveau de dyspnée, étaient stables. Les pics de VO2 et VcO2 augmentaient dans les deux groupes mais le pic VE  n’a augmenté significativement que dans le groupe 1. A un niveau de puissance identique avant et après le réentrainement, la fréquence cardiaque était plus lente et la dyspnée moindre dans les 2 groupes. Par contre, dans le groupe 2, on a observé des diminutions significatives de VO2 (p<0.05), VcO2 (p<0.05), VE (p<0.01) et de la fréquence respiratoire (p<0.01) par rapport à l’état initial avant réentrainement. Ces paramètres étaient significativement différents entre les deux groupes (p<0.05). Le test de marche augmentait significativement dans les deux groupes. La dyspnée dans les activités journalières, s’améliorait ainsi que l’état dépressif ou anxieux et la qualité de vie sans différence dans les deux groupes.

 

CONCLUSION

Les réponses physiologiques à charge équivalente avant et après réentrainement sont en faveur du mode de réentrainement en créneau.