Bibliographie 2007
Evolution sur 7 ans des patients BPCO après réhabilitation respiratoire
mercredi, 01 août 2007 00:00
Respiratory Medicine 2007 ; à paraître
Indépendamment de l’évolution de la BPCO, la réhabilitation respiratoire améliore les symptômes, la tolérance à l’exercice et la qualité de vie des patients. Le bénéfice acquis décline cependant progressivement sur 6 à 12 mois, la qualité de vie étant mieux préservée. FOGLIO K et coll ont étudié l’évolution des symptômes, de la fonction respiratoire, de la tolérance à l’effort et de la qualité de vie au cours d’une étude prospective de 48 BPCO suivis pendant 7.2 ± 0.8 ans ayant bénéficié de 5 réhabilitations respiratoires à intervalle moyen de 1.4 ± 0.5 ans (12-18 mois). Les patients étaient âgés de 59.6 ± 8.1 ans, avaient un IMC à 26.9±4.4 et un index BODE de 1.27±1.14. Leur paramètres fonctionnels étaient VEMS 57.7±16.3% prédit, PIM=65.9±16.6% prédit, PEM=68.3±17% prédit, TCO=70.9±16.6% prédit, PaO2=76.3±8 mmHg et PaCO2=38.8±4.3. La réhabilitation respiratoire a été pratiquée en hospitalisation de jour pendant 8 semaines à raison de 3 sessions de 3 heures par semaine : éducation, nutrition, conseil psychosocial et réentrainement à l’effort de 30 minutes par session à 50-70% de la puissance maxima.
RESULTATS
Classés selon le GOLD, 6 patients sont de classe I, 27 de classe II, 14 de classe III et 1 de classe IV. Pendant la période de suivi, on observe une baisse significative du VEMS (54.6±16.1% prédit, p=0.002) de la PEM (p<0.001) et du TCO (p<0.001). La tolérance à l’exercice (test de marche de 6 minutes et cyclo ergomètre) ne change pas au cours de la période ainsi que la dyspnée à l’admission de chaque réhabilitation. La qualité de vie (questionnaire de St George) à chaque admission pour réhabilitation s’améliore significativement (p<0.001). Cette amélioration est également répartie dans les trois domaines ; elle est plus importante entre l’inclusion et deuxième réhabilitation (T1-T3). L’index BODE se détériore, du fait de la chute du VEMS, de 1.27 à 1.98 (p<0.001). Comme attendu, chaque période de réhabilitation améliore significativement le test de marche de 6 minutes (p<0.001), la puissance maxima (p<0.001) à l’exception de la dernière période (T8-T9) mais le gain est perdu lors de l’admission pour la période suivante, à l’exception de la dernière période (p<0.001) pour la dyspnée, et la qualité de vie (p<0.001). L’amélioration des capacités d’exercice après les périodes de réhabilitation se réduit significativement et progressivement pour le test de marche de 6 minutes (p=0.009) et pour la puissance maxima atteinte (p<0.001). Enfin, le nombre d’exacerbation diminue significativement (p<0.001) alors que le nombre de patient sans exacerbation augmente (p<0.001).
CONCLUSION
Malgré une perte progressive de l’efficacité des périodes de réhabilitations respiratoires, les patients BPCO suivant ce protocole de réhabilitations répétées, ne présentent pas d’aggravation de leur tolérance à l’exercice, dyspnée ou qualité de vie.


